Les deux documents n'ont ni la même fonction ni la même autorité de délivrance. Le visa autorise à se présenter à la frontière et à entrer ; le titre de séjour autorise à demeurer durablement sur le territoire.
Un visa de court séjour permet de rester jusqu'à quatre-vingt-dix jours sur une période de cent quatre-vingts jours, sans droit au travail dans la plupart des cas. Un visa de long séjour, délivré pour une durée supérieure, vaut parfois titre de séjour pendant sa première année, dispositif qui évite une démarche supplémentaire.
Elle se dépose auprès du consulat du pays de destination, dans le pays de résidence, et non une fois sur place. Entrer avec un visa touristique dans l'intention d'y demander un titre de séjour est refusé par la plupart des administrations, et ce changement de statut sur place est rarement possible.
Un passeport valable au-delà du séjour envisagé, des ressources suffisantes, une assurance maladie couvrant la destination, un justificatif de logement et, selon les cas, un extrait de casier judiciaire, un examen médical et la preuve d'un niveau de langue. Les délais d'instruction se comptent en semaines ou en mois, et les rendez-vous consulaires constituent souvent le premier goulot d'étranglement.